Créer mon blog M'identifier

2017, cette année qui débute sans toi.

Le 14 janvier 2017, 16:42 dans Humeurs 0

On me souhaite une année meilleure et je ne comprends pas. Ta disparition serait ce qui a terni 2016 et dorénavant, il n'y aurait plus de problème tant qu'une autre disparition n'interviendrait pas.

Ce n'est pas ta mort qui me rend malheureuse, c'est ton absence, c'est ne plus pouvoir te parler, c'est de ne plus avoir la chance de te voir, c'est être certaine que tu n'arriveras plus à l'improviste. Tout cela ne changera jamais. Il faut vivre avec ton absence et cette absence est une douleur qu'on ne répare pas.

Ta mort, je la "bénis" puisque la maladie avait décidé de s'emparer de ton corps et de te transformer en un homme que tu ne voulais pas être. Cette vie n'était pas celle que tu voulais et je comprends que tu n'aies plus lutté, que tu te devais de partir. Puisque cette maladie n'était pas curable, on n'avait pas le droit de te retenir.

Mais le manque est permanent. Tu n'étais pas de ceux qui ont un avis sur tout, de ceux qui s'intéressent à tout, qui sont ouverts sur le monde. Non, tu étais un taiseux, un homme du travail, un citoyen du quotidien. Tu n'y connaissais rien en géopolitique ou en économie. Tu étais incapable de lire un ouvrage. Tu n'avais suivi aucune étude supérieure et t'en portais très bien. Tu étais un manuel, un ouvrier non qualifié, un homme en toute humilité.

Et pourtant, tu étais mon roc, ma référence et je te dois d'être celle que je suis. Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune, rien n'a réglé. Je n'avais rien à te reprocher, aucun remord, aucun regret. Tu avais été le père que tu pouvais être, tu avais donné tout ce que tu pouvais donner, tu étais donc imparfait, mais tu avais toujours chercher à faire au mieux, à agir comme tu le pensais juste, comme tu le pouvais et c'est tout ce qu'un enfant peut souhaiter.

J'ai des tares, des défauts, des problèmes mais aucun qui ne soit lié à toi. Avec toi je n'ai que des souvenirs positifs, des souvenirs constructifs, des souvenirs sereins.

Alors, je suis triste, ta voix me manque, je pleure quand je vais dans ce magasin parce que je sais que tu n'y seras pas, je pleure quand je me réveille parce que je sais que tu n'arriveras pas, je pleure quand j'achète un calendrier de l'avent parce que toi tu ne le feras pas.  Je pleure mais je suis tellement fière de toi. Et je ris de tout ce que j'ai vécu avec toi.

J'aimerais tellement encore t'attendre

Le 21 novembre 2016, 00:34 dans 0

La douleur est sournoise, elle se tapit derrière chaque recoin, elle attend la moindre faiblesse, elle se transforme en monstre au moment le plus propice.

Le manque est latent, il se vit à chaque instant, il transparaît dans chaque détail. 

Les larmes perlent, celles que l'on refoule sans cesse pour assurer vaille que vaille le quotidien, celles que l'on masque derrière des sourires trop appuyés, des rires trop maîtrisés. Les larmes, les soubresauts et les sanglots déferlent pour vider en vain cette peine trop lourde, cette fatigue immense, ce néant si profond.

La vie, paraît -il, ca n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit mais c'est sûr que dorénavant elle aura le goût de l'incomplet. Tu avais encore tellement de projets.

J'ai mal que ce traitement ait tué les dernières semaines de ta vie. Je suis en colère contre toi et ton manque de clairvoyance. Pourquoi fallait-il que jamais tu ne fasses attention à toi, à ton corps ? Pourquoi as-tu attendu si longtemps pour comprendre que ton corps etait infecté. Je m'en veux de t'avoir fait croire que tu pourrais guérir, de t'avoir poussé à te soigner. J'ai mal de n'avoir pas pu te sauver. J'ai mal de ce besoin aujourd'hui sans réponse. J'ai mal de ces visites impromptues dorénavant impossibles. J'ai mal de n'avoir pas osé te dire que je l'aimais. 

Sache que

Le 12 novembre 2016, 22:20 dans Humeurs 0

Ils ont enlevé le fauteuil, il leur causait trop de douleurs, il te rendait trop absent.

Ils ont allumé le poêle plus souvent, il faisait trop froid sans toi.

Ils ont éteint les sourires, le tien n'étant plus là.

Tu nous manques tellement. Au détour d'une station service, je regarde cet homme croquer dans son pain au chocolat et je te vois. J'aperçois ce restaurant et t'entends. Je rencontre cet ouvrier et t'espère.

Ses mots martèlent mon esprit. C'est fini. Je ne comprenais pas, ne voulais pas comprendre. J'ai refusé toute autre image de toi que ton sourire mais ce sont ces dernières heures dans ton fauteuil, le teint jauni, le souffle court qui me hantent. J'avais pris ton pouls, il a battu sans faille, cette tension quasi idéale. Cette organisation pour la semaine à venir et ce retour avec cette certitude, ça ira mieux demain et pourtant il n'y aura jamais de lendemain.

Je pleure au détour d'une rue, au milieu d'une phrase. Je pleure sans espoir de guérison. Tu étais mon roc, je te croyais éternel. Je suis dorénavant fragile, sans aile.

Tu n'auras pas eu à entendre qu'il n'y avait plus d'espoir, tu te seras battu sans relâche, tu nous auras prouvé l'amour que tu lui, nous portais et tu nous feras encore plus te regretter.

J'aimerais tant croire qu'il y a un ailleurs, un meilleur mais je n'y crois pas et tu as emmené une part de moi.

J'aimerais tellement te serrer dans mes bras, goûter un bon vin, partager un repas, réfléchir à cette cour que tu ne termineras pas, regarder un bon match, crier après pogba. J'aimerais tellement être encore avec toi.

Voir la suite ≫