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Dans ma tête...

Le 4 septembre 2017, 00:30 dans artichaut 0

Ce n'est pas un coup de foudre, c'est à peine un coup de coeur, ce n'est pas un torrent qui a déferlé sans prévenir, ce n'est pas une secousse qui a tout dévasté, c'est une douce mélodie, c'est une présence quotidienne que peu à peu on recherche, c'est un sourire que l'on remarque, une attention qui vous touche, c'est des mots partagés, une complicité qui s'installe et puis... peu à peu l'attente, le sentiment impuissant de l'espérer, d'y penser, de le ressentir.

Il est entré dans ma tête et je ne parviens plus à l'en sortir. Il est entré dans ma tête mais n'a pas atteint mon coeur et pourtant... déjà il me transforme, déjà il me transcende...

 

 

Je ne sais plus

Le 1 mai 2017, 23:28 dans Humeurs 0

A partir de quand sait-on que ne peut plus, qu'on ne doit plus, qu'il nous faut partir, abandonner?

A partir de quand est-on lasse, submergée, désespérée, défaitiste?

Je ne sais plus ce que je dois, ce que je peux, ce que je veux. Je ne sais plus ce qui est bien, ce qui convient, ce qu'il faudrait...

Je ne sais plus.

Je n'y arrive plus.

Je ne veux plus.

Je ne rêve plus.

Et pourtant, son sourire m'enivre, son regard me chavire, sa voix m'inspire, son corps me fait jouir

"Vous écrirez un sonnet..."

Le 11 mars 2017, 13:13 dans Humeurs 0

Les calmants consommés ont enfin permis à mon esprit de se libérer, mon corps s'est détendu, mon cerveau embrumé me permet d'errer dans un monde quelque peu confus, quelque peu éloigné. J'aime cet état, cette fatigue latente, cette pesanteur engourdissante qui m'octroie une protection passagère. Je ne suis plus moi, je ne suis plus dans la douloureuse réalité, je ne suis plus dans cette vie condamnée.

Les minutes passent, lentes, sans accroc. Les élèves me font face, réfléchissent, s'essaient, s'interpellent mais peu s'agitent. Quelques questions parfois s'immiscent dans mon environnement finalement si loin d'eux. Je tape sur les touches, je les regarde d'un oeil et les minutes se poursuivent, les vers se dessinent, la poésie prend presque forme mais le cours se termine.

Un nouveau groupe, même consigne, même impatience vers l'inaccessible réussite. La consigne les interpelle, les effraie et les excite. Ils entrent dans la poésie avec enthousiasme et crainte et peu à peu le silence s'installe. Quelques murmures et le nuage de nouveau m'enveloppe. Dans 45 minutes ils sortiront en riant, les voix se feront fortes, les sourires salueront mon week-end à venir. Ils auront essayé, espéré, renoncé puis essayé encore. Un mot, un sourire, un simple regard et les voilà repartis, délirant, espérant, raturant... Se tromper mais y croire.

La pesanteur se fera un peu moins lourde. L'espace de quelques minutes son absence aura été oubliée. Et mes pas se feront un tout petit peu plus légers.

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