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Une vie ordinaire

Le 13 September 2018, 10:52 dans Humeurs 0

13 septembre, et déjà la routine. LA rentrée est passée, les choses se sont déjà organisées, les rôles sont établis. Je n'ai plus rien à craindre, plus rien à espérer, tout se poursuivra, hormis un accident, comme les années précédentes. Ils travailleront, progresseront, écouteront, écriront, et oublieront. Bien sûr, il me faudra parfois demander un peu de calme mais de jours en jours, ils seront comme les autres ont été, dans ce pluriel qui les rend invincibles mais aussi invisibles.

Ni appréciée, ni détestée, ils souriront à mes explications et l'année s'écoulera sans imagination. J'ai cru, un temps, que je pouvais être utile, j'ai l'impression aujourd'hui que rien n'est nécessaire, que tout est écrit et que rien ne change. PArfois, il en est un à qui je redonne confiance, un autre qui se révèle mais bien souvent, les bons demeurent meilleurs et les moins bons restent moins bons. Alors, à quoi bon? 

Changer de métier est sans doute l'issue nécessaire mais pour quoi faire? Et puis, on me dit compétente, leurs résultats affirment soi-disant ma réussite! Si cela pouvait être vrai mais je n'y crois guère. Sans doute ai-je la capacité de les intéresser, de rendre ces études divertissantes mais être un G.O ne suffit pas et la culture nécessaire, le courage attendu, je ne les ai pas.

Il est possible que ma vie personnelle, qui s'enrichit et s'intensifie, ternisse ce quotidien professionnel. Son regard distant a pollué le mie. Cette vie m'entraîne vers un quotidien plus léger même si je peine encore à trouver l'équilibre entre ma vie d'amoureuse et ma vie de maman. Comme il est compliqué de vouloir être avec deux personnes qui n'ont rien à se dire, qui n'ont rien en commun et aucun passé pour ciment. On me dira que c'est le lot de toutes les familles recomposées mais c'est une situation qui me préoccupe. Depuis dix ans, je séparais ces deux mondes qui ne se retrouvaient que rarement. J'étais soit la mère frustrée, soit l'amoureuse incomplète. Aujourd'hui, mon compagnon assume sans difficulté cette position délicate de celui qui a pris la place de leur père dans le coeur de leur mère. Leur père, papa génial, n'a rien à voir avec cet homme sensible et délicat, cet esthète lettré et cultivé n'a pas l'aisance de ce père trublion et joueur. Alors, respectueux, policé, l'enfant accepte la présence de l'homme aimé de leur mère mais ne parvient à se lier à lui. Personne ne peut l'y obliger. C'est son droit, c'est la règle de la vie. Il y a les gens qu'on apprécie et ceux qui nous indiffèrent et tant qu'on respecte tout le monde rien ne nous oblige à apprécier les ennuyeux.

chaque jour, j'ai l'impression que je m'éloigne, que j'ai perdu la place de mère. Je suis celle qui organise, finance, guide mais jamais celle à qui on se confie, celle à qui on parle, celle que l'on quête. Ou plutôt, souvent, la chambre devient leur lieu de prédilection et, le dîner achevé, c'est elle qu'on rejoint. Plus de jeux de société, de films partagés, de séance de ciné, de musées visités...

Mon quotidien, c'est lui. Lui si précieux, fin aux gestes efféminés; lui si discret, mutique et peu démonstratif; lui si doux, si généreux en carresses et gestes tendres; lui qui peu à peu s'est imiscé dans ma vie, a pris une place de plus en plus importante, s'est imposé comme mon repère indispensable. Notre quotidien est rempli de petits rituels sans importance, de mots, de sourires, de réflexions littéraires et historiques. Notre quotidien, ce sont des petits repas partagés à deux, trois, quatre ou cinq au gré de leurs allées et venues, notre quotidien ce sont ces minutes partagés autour du journal, ces émissions sportives que l'on regarde ensemble lovés sur le canapé. Notre quotidien, c'est doux, simple et paisible. Et je me demande si ça peut durer

Mode d'emploi

Le 29 June 2018, 22:47 dans Humeurs 0

Je me suis souvent demandé ce que les autres pensaient, comment ils agissaient, réagissaient.

J'ai tellement l'impression de ne pas savoir vivre que je cherche un mode d'emploi.

Mensonge : quand commence la tromperie ?

Le 29 June 2018, 22:28 dans Humeurs 0

Il faudra leur dire...

Il faudra partir.

Il faudra affronter.

Il faudra expliquer.

Il faudra ... se relever

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