Quelques heures de route, sous des rideaux de pluie drapés de soleil. Dévorer l'asphalte et croiser des automobilistes solitaires. S'éloigner de la routine pour 24 heures et aller vers cette hôte au sourire accueillant. Se sentir si bien dans cette maison aux couleurs pastel, habitées de fantômes bienveillants, aux étages entretenant une forme disparue.

Le travail me mène en ces lieux enchanteurs, une convocation m'obligeant à m'expatrier quelques heures.

Un repas succulent, une bière alléchante mais une migraine fulgurante m'obligera à quitter tous ces yeux rivés vers le même écran. La tête qui tourne et une photo elle qui refuse de pivoter.

 

 

 

 

 

Ils furent aujourd'hui quelques uns à conter leur histoire, leur parcours, leur travail, leur apprentissage. Les écouter bienveillamment et sourire de ces maladresses et de ce jargon incompréhensible. Partager quelques instants avec ces inconnus un repas, des anecdotes, des souvenirs aussi.

Et reprendre à ses côtés la route. La parenthèse se referme. Le quotidien reprend, l'examen important ouvrira mon lendemain.

Une pause obligatoire qu'on voudrait renouveler.